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Etape 2 pour réussir votre mise en œuvre de Solvabilité II : Calcul et analyse des indicateurs

01/06/2026

Cet article est le deuxième d’une série de cinq volets tirés de notre papier d’experts « 5 étapes pour réussir votre mise en œuvre de Solvabilité II ». Les fondations de données étant posées à l’étape 1, nous entrons maintenant dans le cœur du moteur actuariel : comment produire, industrialiser et interpréter les indicateurs clés qui soutiennent votre dispositif Solvabilité II.

Une fois la donnée collectée, contrôlée et sécurisée, l’enjeu ne réside plus seulement dans sa production, mais dans sa capacité à être valorisée, interprétée et mobilisée pour piloter le risque et la performance.

Dans le cadre de Solvabilité II, cette étape constitue le cœur du dispositif prudentiel : elle permet de transformer la donnée en indicateurs économiques, puis en leviers d’analyse et de décision.

Calculs actuariels : produire une vision économique du risque

La directive Solvabilité II repose sur un ensemble de calculs complexes et structurants permettant d’obtenir une vision économique du bilan et une mesure du risque à horizon donné : Best Estimate, Risk Margin, Solvency Capital Requirement (SCR)…

Ces calculs s’appuient sur une modélisation prospective des flux de trésorerie, intégrant des hypothèses économiques, comportementales et techniques. Ils doivent être à la fois robustes, reproductibles et capables de refléter fidèlement les spécificités des portefeuilles et des produits.

Au-delà de leur production, leur pertinence repose sur leur capacité à intégrer la complexité des produits (options, garanties, comportements assurés), l’évolution des conditions de marché, la sensibilité des résultats aux principales hypothèses.

Dans ce contexte, les assureurs doivent pouvoir s’appuyer sur des moteurs de calcul performants et flexibles, capables de traiter des modèles actuariels avancés et de s’adapter à des cas d’usage variés (vie, non-vie, santé).

Des bibliothèques actuarielles enrichies, associées à des capacités de paramétrage et de personnalisation, permettent ainsi de concilier industrialisation des calculs et prise en compte des spécificités métier. Cette combinaison est essentielle pour garantir à la fois la fiabilité des résultats et l’agilité face aux évolutions réglementaires et aux nouveaux produits.

Dans cette optique, certaines solutions du marché intègrent des générateurs de flux de trésorerie préconfigurés, tout en laissant la possibilité de personnaliser les modèles ou d’intégrer des flux externes, afin de répondre à l’ensemble des besoins actuariels, tout en fournissant des résultats fiables et exploitables.

AVIS D’EXPERT

En effet, la combinaison de la bibliothèque actuarielle et des fonctionnalités de conception est importante. Par exemple, pour les flux de trésorerie liés au passif, les assureurs peuvent s’appuyer sur des générateurs préconfigurés couvrant de nombreux produits d’assurance non-vie, vie et santé, tout en conservant la possibilité de personnaliser les méthodologies ou d’intégrer des flux externes. Cette flexibilité est essentielle pour adapter les modèles aux spécificités de chaque portefeuille.

Performance et industrialisation : maîtriser les temps de calcul

La complexité croissante des modèles et des exigences réglementaires s’accompagne d’un enjeu majeur : la performance des calculs.

Les assureurs doivent aujourd’hui être en mesure de réduire les temps de calcul, exécuter plusieurs scénarios et itérations, produire des résultats dans des délais compatibles avec les cycles de clôture.

L’industrialisation des processus de calcul devient ainsi indispensable pour garantir à la fois réactivité, fiabilité et capacité d’analyse. Elle permet également de libérer du temps pour les équipes actuarielles et risques, afin qu’elles se concentrent davantage sur l’interprétation des résultats que sur leur production.

Analyse des résultats : comprendre les dynamiques de risque

Au-delà de la production des indicateurs, l’enjeu central réside dans leur analyse. Les assureurs doivent être en mesure de comprendre les facteurs qui influencent le capital, la volatilité et le ratio de solvabilité.

Cette analyse repose notamment sur l’identification des drivers de variation (marchés financiers, hypothèses, évolution du portefeuille, changements méthodologiques), la décomposition du SCR par modules de risque, l’analyse de la diversification, l’évaluation de la sensibilité des résultats aux principaux paramètres.

Tout au long du processus de clôture, les directions actuarielles, risques et financières doivent pouvoir accéder à des tableaux de bord dynamiques, leur permettant de suivre les indicateurs clés, pour comprendre, piloter, communiquer et justifier leurs évolutions.

Aujourd’hui, les attentes réglementaires ne portent plus uniquement sur l’exactitude des calculs, mais également sur leur explicabilité. Chaque variation significative doit pouvoir être comprise, documentée et communiquée rapidement aux parties prenantes : direction générale, auditeurs, superviseur.

Dans ce contexte, l’intégration d’outils d’explicabilité des résultats constitue un véritable levier. Elle permet ainsi aux assureurs d’identifier rapidement les facteurs explicatifs, de fiabiliser les analyses et de réduire le risque d’interprétation erronée. L’explicabilité devient un levier de maîtrise du risque opérationnel.

C’est notamment le choix d’Addactis qui propose, à travers sa solution Capital Modeling, son chatbot dédié à l’explicabilité des résultats afin de faciliter l’accès à l’information et la compréhension des résultats par l’ensemble des parties prenantes.

Projection et pilotage : du calcul à la décision

Au-delà de la clôture réglementaire, les modèles Solvabilité II constituent un outil clé de projection et de pilotage.

Ils permettent notamment d’alimenter les exercices ORSA, les stress tests et les projections pluriannuelles, en offrant une vision prospective de l’évolution du profil de risque et du ratio de solvabilité.

Ces analyses permettent d’éclairer les décisions stratégiques, notamment en matière d’allocation d’actifs, de politique de souscription, de gestion des risques, de distribution.

La capacité à projeter la solvabilité dans différents scénarios économiques devient ainsi un facteur déterminant pour anticiper les risques et sécuriser les trajectoires financières.

Cohérence multi-normes : aligner Solvabilité II et IFRS 17

Dans un environnement réglementaire, de plus en plus intégré, la cohérence entre Solvabilité II et IFRS 17 constitue un enjeu majeur.

Elle repose notamment sur l’alignement des flux de trésorerie, la cohérence des hypothèses, la convergence des approches de modélisation.

Une gestion unifiée des données et des modèles permet de limiter les divergences entre les visions prudentielle et financière, de réduire les coûts opérationnels et de renforcer la fiabilité des analyses.

Conclusion

Cette deuxième étape marque le passage d’une logique de production à une logique de pilotage.

Les calculs actuariels, enrichis par des capacités d’analyse avancées et des outils d’explicabilité, deviennent un véritable levier pour comprendre le profil de risque, anticiper les évolutions et orienter les décisions.

Dans ce contexte, s’appuyer sur des solutions intégrées, capables de combiner puissance de calcul, flexibilité des modèles et richesse des analyses, constitue un atout majeur pour transformer une exigence réglementaire en outil de performance et de pilotage stratégique.

5 étapes pour réussir votre mise en œuvre de Solvabilité II

Le calcul n’est plus un simple exercice de production : c’est une source de valeur stratégique. Lorsque les modèles actuariels sont flexibles, les résultats explicables et les analyses prospectives, Solvabilité II devient un véritable outil de pilotage.

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