Risques Climatiques

Synthèse Climatique – Analyse des saisons en France

26/11/2025

Période « Printemps-Eté 2025 »

Retrouvez dès maintenant notre synthèse climatique sur la période « Printemps-Eté 2025 » : variabilités, anomalies, effets du changement climatique, concernant les températures, les précipitations, les variations des températures et des précipitations.

Températures​

On note de fortes anomalies de températures positives, celles-ci sont relativement réparties sur l’ensemble du territoire.

L’histogramme par départements indique une augmentation globale des températures de cette saison entre la période centrée sur 1975 celle centrée sur 2012. Nous avons une France qui se réchauffe avec le changement climatique.

Ces anomalies positives de 2025 sont importantes ce qui fait que l’été 2025 est le 3ème le plus chaud depuis 1960.

Variations des températures

L’évolution des températures moyennes nationales saisonnières montrent une augmentation supérieure à 1°C entre 1960 et 2025 et la saison printemps-été 2025 s’inscrit dans une succession d’années très chaudes telles que 2022 et 2023.

La période entre le 21/03/2025 et le 21/09/2025 a été caractérisée par des températures très supérieures à la moyenne. On compte moins d’une dizaine de jours en dessous.

Nous avons ressenti un printemps-été plus chaud, faisant suite à une année 2024 particulièrement fraiche et pluvieuse.

Précipitations

On note des anomalies de cumul de précipitations marquées par des valeurs négatives sur la majeure partie du territoire avec pour certains départements entre 10 et 20 % de déficit.

Ces anomalies négatives sont associées à des températures élevées ayant provoquées plusieurs jours de canicules et de nombreux incendies.

Variations des précipitations

Nous avons séparé l’étude des tempêtes par façade maritime.

La façade Manche, nous observons 5 épisodes de tempêtes : Bert, les 23 et 24 novembre ; Darragh, les 7 et 8 décembre ; Enol, les 22 et 23 décembre ; Floriane, les 6 et 7 janvier ; Herminia, les 26 et 27 janvier. Pour les tendances climatiques, nous n’observons pas d‘évolution sur les 20 dernières années.

Sur la face Atlantique, nous observons les mêmes épisodes. Pour les tendances climatiques, nous notons une légère augmentation du nombre de jours tempétueux (avec un vent moyen supérieur à 80Km/h sur l’ensemble de la façade) depuis une dizaine d’année.

En Méditerranée, plusieurs épisodes sont également notables avec un coup de vents violent le 24 novembre et début décembre. Le 22 décembre, la tempête Enol touche également la façade méditerranéenne. Pour les tendances climatiques, il semble y avoir une diminution ces 8 dernières années du nombre de jour tempétueux sur l’ensemble de la façade.

Les données sont ici agrégées par façade donnant un aperçu très global à des phénomènes qui peuvent être très localisés.

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Ce contenu a été rédigé par notre expert

Franck BATON - Addactis

Franck BATON
Climate Scientist
Addactis

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Période « Automne-Hiver 2024-2025 »

Retrouvez dès maintenant notre synthèse climatique sur la période « Automne-Hiver 2024-2025 » : variabilités, anomalies, effets du changement climatique…, concernant les températures, les précipitations, les tempêtes et les variations des températures.

Températures​

La carte des anomalies moyennes de température montre que cette saison automne-hiver 2024-2025 est marquée par des valeurs très positives s’échelonnant entre +0.6 et presque +3.5°C par rapport aux normales saisonnières. Nous notons une variabilité géographique avec une moitié Nord de la France marquée moins positivement. Les reliefs du Massif central, des Alpes et des Pyrénées ressortent également fortement.

L’effet du changement climatique est notable sur l’ensemble des départements, avec des températures saisonnières moyennes récentes (1990-2020) supérieurs de 1 à 1.5°C à celles de 1960-1990.

Ces anomalies positives ont entrainé un avancement de plusieurs jours des stades phénologiques des cultures agricoles, augmentant le risque de perte lors de gelées tardives.

Variations des températures

Les variations de température moyenne nationale saisonnière montrent une forte augmentation entre 1960 et 2025.

Cette augmentation n’est pas linéaire avec des saisons automne-hiver qui peuvent être plus fraiches que d’autres.

Les saisons automne-hiver des 10 dernières années font néanmoins parties des plus chaudes depuis 1960.

Au niveau national, la période entre le 21/09/2024 et le 21/03/2025 a été caractérisée par des températures régulièrement supérieures à la moyenne.

Nous avons ressenti un hiver chaud et humide, cela se vérifie dans les mesures effectuées avec des périodes parfois de plusieurs de jours consécutifs où les températures sont au-dessus des normales de saison.

On note qu’entre les moyennes des années 1960-1990 et 1990-2020 des périodes se réchauffent plus que d’autres. Par exemple, entre mi-décembre et mi-Janvier où le réchauffement est très net alors qu’entre fin septembre et octobre les 2 courbes sont assez proches.

Cette saison automne-hiver particulièrement chaude pourrait préfigurer ce qui serait une saison “normale” en 2050.

Précipitations

La carte des anomalies de cumul de précipitations montre que cette saison automne-hiver 2024-2025 est marquée par des valeurs positives comprises entre 0 et 200mm/m² par rapport aux normales saisonnières. Nous notons une variabilité géographique avec le pourtour méditerranéen qui a continué, surtout à l’ouest, d’être en fort déficit hydrique.

L’effet du changement climatique n’est pas notable sur les différences de cumul moyen saisonnier par département en France entre les 2 périodes 1960-1990 et 1990-2020.

Ces anomalies positives ont eu pour effet bénéfique de permettre une recharge hivernale efficace des nappes phréatiques.

Tempêtes

Nous avons séparé l’étude des tempêtes par façade maritime.

La façade Manche, nous observons 5 épisodes de tempêtes : Bert, les 23 et 24 novembre ; Darragh, les 7 et 8 décembre ; Enol, les 22 et 23 décembre ; Floriane, les 6 et 7 janvier ; Herminia, les 26 et 27 janvier. Pour les tendances climatiques, nous n’observons pas d‘évolution sur les 20 dernières années.

Sur la face Atlantique, nous observons les mêmes épisodes. Pour les tendances climatiques, nous notons une légère augmentation du nombre de jours tempétueux (avec un vent moyen supérieur à 80Km/h sur l’ensemble de la façade) depuis une dizaine d’année.

En Méditerranée, plusieurs épisodes sont également notables avec un coup de vents violent le 24 novembre et début décembre. Le 22 décembre, la tempête Enol touche également la façade méditerranéenne. Pour les tendances climatiques, il semble y avoir une diminution ces 8 dernières années du nombre de jour tempétueux sur l’ensemble de la façade.

Les données sont ici agrégées par façade donnant un aperçu très global à des phénomènes qui peuvent être très localisés.

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Période « Printemps-Eté 2024 »

Retrouvez dès maintenant notre synthèse climatique sur la période « Printemps-Eté 2024 » : variabilités, anomalies, effets du changement climatique…, concernant les températures, les précipitations, les tempêtes et les variations des températures et des précipitations.

Températures​

On note des anomalies de températures positives, d’autant plus fortes sur la moitié Est du pays.

L’histogramme par départements indique une augmentation globale des températures de cette saison entre la période centrée sur 1975 celle centrée sur 2005. Nous avons une France qui se réchauffe avec le changement climatique.

Ces anomalies positives de 2024 sont cependant plus faibles que celles des années exceptionnelles de 2022 et 2023 ce qui fait que l’été 2024 a semblé « frais » en France.

Variations des températures

L’augmentation des températures moyennes nationales saisonnières montre une augmentation supérieure à 1°C entre 1960 et 2024 mais la saison printemps-été 2024 est la moins chaude des 5 dernières années.

La période entre le 21/03/2024 et le 21/09/2024 a été caractérisée par des températures supérieures à la moyenne. On compte seulement une vingtaine de jours en dessous.

Nous avons ressenti un printemps-été plus frais pour 2 principales raisons : il a été moins chaud et très pluvieux par rapport aux 5 années précédentes.

Précipitations

On note des anomalies de cumul de précipitations marquées par des valeurs très positives allant jusqu’à un surplus de 300mm/m² et un centre du pays particulièrement touché.

Ces anomalies positives ont entrainé un retard de croissance et des pourrissements racinaires et sur pied pour les céréales ainsi que des sols gorgés d’eau pouvant favoriser la survenue d’inondation sur la fin de l’année.

Variations des précipitations

Les variations de cumul de précipitations moyen sur l’ensemble de la France continentale indiquent une année très pluvieuse.

En cette fin septembre, 2024 se situe déjà à la troisième place des années les plus pluvieuses depuis 1960.

Ce constat fait suite à des années 2022 et 2023 anormalement sèches et vient confirmer l’effet perturbant du changement climatique.

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Période « Automne-Hiver 2023-2024 »

Retrouvez dès maintenant notre synthèse climatique sur la période « Automne-Hiver 2023-2024 » : variabilités, anomalies, effets du changement climatique…, concernant les températures, les précipitations, les tempêtes et les variations des températures.

Températures​

La carte des anomalies moyennes de température montre que cette saison automne-hiver 2023-2024 est marquée par des valeurs très positives entre +0.6 et presque +4°C par rapport aux normales saisonnières.

Une forte variabilité géographique peut être observée avec une moitié Nord-Est de la France et les reliefs qui sont marqués plus positivement.

L’histogramme montre que l’effet du changement climatique est notable sur l’ensemble des départements avec des températures saisonnières moyennes récentes (2010-2020) supérieures de 1 à 1.5°C à celles de 1960-1990. Les valeurs de la saison 2023-2024 reflètent celles de la carte en étant supérieures à la moyenne pour tous les départements.

Ces anomalies positives ont entrainé un avancement de plusieurs jours des stades phénologiques des cultures agricoles, augmentant le risque de perte lors de gelées tardives. Elles ont en revanche permis une diminution de l’énergie dépensée par les ménages pour se chauffer de près de 6.4 % par rapport aux années antérieures à 2022.

Précipitations

La carte des anomalies de cumul de précipitations montre que cette saison automne-hiver 2023-2024 est marquée par des valeurs très positives en bleu foncé. Cette carte indique un surplus de précipitations allant jusqu’à plus de 400mm/m² par rapport aux normales saisonnières, soit un doublement de la quantité de pluie tombée sur certaines zones.

Forte variabilité géographique avec 2 régions fortement impactées qui sont la Nouvelle-Aquitaine et les Hauts-de-France. Le pourtour méditerranéen a continué, surtout à l’ouest, d’être en fort déficit hydrique.

L’histogramme indique que l’effet du changement climatique n’est pas notable sur les différences de cumul moyen saisonnier par département en France entre les 2 périodes 1960-1990 et 2010-2020.

Ces anomalies positives de précipitation ont entrainé d’importantes inondations avec un bilan provisoire de presque 1600 sinistres déclarés, soit la deuxième année la plus sinistrée depuis 2010.

Tempêtes

Nous avons séparé l’étude des tempêtes par façade maritime avec la façade Manche, Atlantique et Méditerranéenne.

En Manche : Nous observons les 3 épisodes de tempêtes, Ciaran le 02/11, Géraldine le 31/12, Isha le 22/01 et 2 coups de vent les 09/12 et 26/02. On remarque que les moyennes des vitesses maximales de vent, prises sur l’ensemble des stations de mesure de cette façade, enregistrent des valeurs supérieures à 50km/h une majeure partie des journées entre le 21/09 et le 21/03. La façade Manche a donc été le lieu d’une forte activité éolienne sur cette période.  Pour les tendances climatiques nous n’observons pas d‘évolution sur les 20 dernières années.

Sur la face Atlantique : Nous observons les 3 épisodes de tempêtes précédant avec également la tempête Domingos le 05/11 puis Elisa le 09/11 et Federico le 17/11. On note une activité éolienne particulièrement importante fin octobre/début novembre avec des vents maximums supérieurs à 140km/h. Pour les tendances climatiques il pourrait être noté une augmentation du nombre de jours tempétueux (avec un vent moyen supérieur à 80Km/h sur l’ensemble de la façade) depuis une dizaine d’année.

En Méditerranée : Plusieurs épisodes sont également notables, mais les tempêtes Aline du 20/10 dans les Alpes Maritimes et Bernard du 22/10 n’apparaissent pas à cause de leur étendue restreinte à une partie de la façade méditerranéenne. Pour les tendances climatiques il semble y avoir une diminution ces 7 dernières années du nombre de jours tempétueux sur l’ensemble de la façade.

Les données sont ici agrégées par façade donnant un aperçu global à des phénomènes qui peuvent être très localisés.

Variations des températures

Les variations de température moyenne nationale saisonnière montrent une forte augmentation de plus de 0.5°C entre 1960 et 2024.

Cette augmentation n’est pas constante avec des années où la saison automne-hiver peut être plus fraîche que d’autres.

Les 10 dernières années de ces températures moyennes saisonnières font partie des plus chaudes depuis 1960 et sont même en constante augmentation si l’on excepte le refroidissement de 2021.

La saison 2023-2024 est par ailleurs la plus chaude enregistrée depuis 1960.

Au niveau national, la quasi-totalité de la période entre le 21/09/2023 et le 21/03/2024 a été caractérisée par des températures supérieures à la moyenne saisonnière. On compte seulement un total d’une vingtaine de jours où les températures sont en deçà de cette moyenne.

Nous avons ressenti un hiver chaud et cela se vérifie dans les mesures effectuées avec des périodes parfois de plusieurs dizaines de jours consécutifs où les températures sont comprises entre 1 et 6 °C au-dessus des normales de saison.

On note qu’entre les moyennes des années 1960-1990 et celles de 2010-2020 des périodes se réchauffent plus que d’autres. Par exemple, entre mi-décembre et mi-janvier où le réchauffement est très net, alors qu’entre fin septembre et octobre les 2 courbes sont assez proches. L’effet du changement climatique est donc inégal sur la période considérée.

Cette saison automne-hiver particulièrement chaude pourrait préfigurer ce qui serait une saison “normale” en 2050.

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